L'atelier d'écriture clandestin

Un atelier d'écriture virtuel ouvert à tout ceux qui aiment écrire et désirent s'améliorer

vendredi 29 février 2008

De la langue de Nabokov

Nabokov interviewé par Bernard Pivot. Bonne vision.

Posté par daedalus à 16:16 - Catégorie: Le Goncourt toujours
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Thème et version

I.

A bean is a bean,
just as long as a bean's
only been where a bean ought to go.

But when it has been
in the soup for too long,
it's clearly a has-bean, ho ho.

II.

Un chinetoque est un toqué,
tant qu'il n'a pas trinqué
tant qu'il n'a pas dit, tchin-tchin.

Mais si sa toque est égarée
sa toque fabriquée en chine,
on sait tous que c'est un niaquoué.

Posté par daedalus à 16:10 - Catégorie: Et pour quelques textes de plus...
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Pièce monologuée en deux actes, ou Une belle journée à Paris

"Ah, Paris, quelle belle ville ! Regarde-moi ça si c'est beau !"

I.

A l'entrée des marches qui mènent à la basilique du Sacré-Coeur dans le quartier de Montmartre, les touristes de tout poil, toutes nationalités confondues, essaient de se frayer un chemin vers l'entrée, à proximité de laquelle se tiennent deux Noirs qui profitent du tohu-bohu pour vendre des bracelets en tissu de mauvaise qualité. Quand je tente de passer à côté un des Noirs se précipite vers moi, me prend par le bras dans le but de me glisser sur le poignet un de ses bracelets immondes, tout en caquetant sans arrêt des mots en anglais, un caquètement ininterrompu, une voix de tête affreuse et caquetante, je veux retirer ma main, en lui disant poliment, "Non merci," mais il continue à me seriner son baratin de camelot africain, son bracelet minable toujours à la main, "Very nice bracelet, you buy, arigato, tchin tchin," et là j'en ai assez, je lui assenerais une baffe sur la gueule, et je lui dis, "Hé tu me lâches, connard ?" et je vois sur son visage la surprise qui se mêle au dégoût, dégoût qui se mue en indifference quand je lui lance, avant de me détourner de son visage noir luisant dégoulinant de sueur, "Putain de merde..." La vue sur la ville depuis le Sacré-Coeur était magnifique.

II.

Il est toujours sidérant de constater à quel point les Français (mais pas tous, loin de là, il ne faut pas tomber dans le même piège !), surtout ces Français d'un certain âge, puant l'eau de javel, franchouillards, quoique pas forcément d'extrême droite (faut pas généraliser), à quel point, donc, ils sont incapables de faire preuve d'un minimum d'ouverture d'esprit quand ils ont le malheur, et quel malheur, d'avoir affaire à une personne dont le faciès est facilement assimilable à un groupe éthnique dit minoritaire, autrement connu sous le doux sobriquet de "salopards de chinetoque aux yeux bridés" (un pléonasme s'il en est). On les trouve, par exemple, dans la rue Mouffetard, derrière leurs étals de légumes, ces mémères qui s'efforcent de me baragouiner dans un anglais de chiotte parce qu'ils me prennent pour un touriste. J'entre ensuite dans une crêperie et ne voilà-t-il pas que la serveuse, si ce n'est la propriétaire du resto, un tout petit resto bondé de monde, elle se met à me parler, elle aussi, en anglais, et je suis donc obligé, pour la deuxième fois, de lui faire savoir que je ne suis pas un touriste, japonais, chinois, au choix, tout juste bon à écorcher quelques mots d'anglais, désolé mais s'il est vrai que je parle aussi couramment anglais, langue dans laquelle j'ai fait une partie de mon primaire et mon secondaire, je ne vais pas perdre mon temps à le parler avec vous. (Je me suis gardé de lui dire tout ça.) Le sourire de cette dame se fige, et c'est à croire qu'elle venait de chier dans mon slip par mégarde : elle se confond en excuses, on dirait un partisan d'extrême gauche accusé de racisme contre les renois. Et puis, dans la même journée, il m'est arrivé d'avoir envie de prendre un café au MK2-Bibliothèque (normalement les cafés à 5 euros ne me tentent guère mais j'étais dans le coin histoire de visiter la Cinémathèque avec L., ma copine), et, ayant commandé un irish coffee et une boite de je me rappelle plus, de beignets ? de croissants ? d'étrons ? je suis allé à la caisse et le caissier, un jeune Noir souriant, il me semble me souvenir qu'il avait des dreads, enfin, peu importe, et un pull blanc à col roulé genre Célio ou H&M, bon bref, un type sympa à première vue, pas du tout l'air d'un imbécile de premier plan mais les apparences sont souvent trompeuses comme on va voir, toujours souriant il me dit en anglais, avec son accent de merde, "Ten euro." Au risque de couper les cheuveux en quatre, précisons, ici, que j'aurais pu, à la limite, lire le prix affiché sur l'écran de la caisse enregistreuse. D'où mon hypothèse : il est con et raciste. Et moi, qu'est-ce que je fais, moi ? Même après les deux connasses de la rue Mouffetard je ne cesse d'être pris au dépourvu par ces personnes sans cervelle pas foutues de me parler en français en France. Face à mon silence de noiche nul en anglais, il a dû croire que je ne comprenais pas cette langue internationale qu'est le Global English parce qu'il a ensuite jugé bon de me montrer ses deux mains, les doigts écartés, comme pour me dire en language des signes, ou des doigts, "Dix euros, pauvre connard de touriste chinois." Alors, là, lui rendant son sourire, je lui ai dit (en français, faut-il le préciser) : "Bravo, vous savez compter jusqu'à dix," et, sur ce, j'ai pris mon café et mes beignets et m'en fus rejoindre L.

Posté par daedalus à 16:01 - Catégorie: Jouir sous la contrainte
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Tour d'enfance

Elle a décidé de ne plus jamais voyager. C'était tellement facile. Ne plus jamais attendre sur le quai, avec l'espoir d'un train enivré, d'un bus arrogant et malpoli ou juste d'une voiture égarée, avec, au volant, un ou deux chauffeurs confus et incertains, ou même pas de chauffeur du tout. Au lieu de cela, elle s'est enfermée tout en haut de sa petite tour d'enfance, une chambre remplie de livres et de feutres bleus, de coussins imaginaires et de fantômes réels, plein de rêves sous le lit aussi. Des rêves de voyages. Puis on l'appelle, mine de rien, l'instant d'un songe, pendant une nuit de débauche, le vin et la fête, les vapeurs de souvenirs et une sonnerie intense. Elle fuit le téléphone mais ne peut l'échapper. La porte reste fermée, elle ouvre la fenêtre et s'accroche au parapet, les pieds en l'air. Ses amis ne comprennent rien, ils ne font rien pour l'aider, au contraire, ils laissent le téléphone grimper jusqu'à la vitre, le récepteur regarde en bas, hésite puis rampe doucement jusqu'à son oreille en lui effleurant la joue. Surprise, pas de voix. Elle entend seulement une respiration familière, venant du fond des poumons, elle la connaît, elle s'approche et respire au même rythme, elle se transforme en un souffle, de la tête aux pieds et aux mains, toute rouge, une chaleur au cœur, au ventre, qui s'en va puis l'entraîne avec, à l'autre bout du fil, elle tremble, elle pleure, le chaud, le froid, la tête qui tourne et une entrée interdite, une sortie impossible. Ce voyage-là, elle ne l'avait pas désiré. Elle n'avait désiré que ça et maintenant, suspendue entre les étoiles et la boue, elle ne peut plus avancer ni revenir. Il faut endurer. Il faut passer la nuit. Demain, elle sera vide.

Posté par dancca à 10:21 - Catégorie: Jouir sous la contrainte
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vendredi 22 février 2008

Mélancolie d’automne

Lorsque je marche sur les sentiers de mon âme

Une mélancolie d’automne s’insinue

Et me brise comme dans un antique drame.

Voilà ton vraie visage, ô âme mise à nue !

 

Une mélancolie d’automne s’insinue

Dans ces champs de brume jadis ensoleillés.

Voilà ton vraie visage, ô âme mise à nue

Pourtant de le cacher, j’avais bien essayé.

 

Dans ces champs de brume jadis ensoleillés

J’eus parfois mes rêves pour seule nourriture

Pourtant de le cacher, j’avais bien essayé.

Hélas on ne peut pas combattre sa nature…

 

J’eus parfois mes rêves pour seule nourriture

Dans ces paysages ni d’eau ni de montagne.

Hélas on ne peut pas combattre sa nature

Je voulais échapper à cet éternel bagne.

 

Dans ces paysages ni d’eau ni de montagne,

Un voile ténébreux aveuglait l’horizon.

Je voulais échapper à cet éternel bagne :

La solitude est la plus terrible prison.

 

Un voile ténébreux aveuglait l’horizon

Lorsque la nuit tombait, me laissant seul en vie.

La solitude est la plus terrible prison.

Ah ! Si quelqu’un avait connu mes rêveries…

 

Lorsque la nuit tombait, me laissant seul en vie

Maudite nuit dont je ne pensais voir la fin !

Ah ! Si quelqu’un avait connu mes rêveries,

Aurais-je de la vie humé le doux parfum ?

 

Maudite nuit dont je ne pensais voir la fin,

Y avait-il une clef à ce labyrinthe ?

Aurais-je de la vie humé le doux parfum

Si m’échappant enfin, j’avais vaincu mes craintes ?

 

Y avait-il une clef à ce labyrinthe ?

Clef qui aurait de mon cœur rallumé la flamme

Si m’échappant enfin, j’avais vaincu mes craintes

Lorsque je marche sur les sentiers de mon âme.

Posté par Khelren à 23:33 - Catégorie: Jouir sous la contrainte
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samedi 2 février 2008

Douce rêverie...

Une chaude nuit d'été. Le bruit des insectes amoureux résonne sur la plage. Le vent doux fait bruisser les feuilles des arbres longeant la baie. La porte de la cabane claque derrière le couple tandis qu'il sort. Deux adolescents, dévêtus, courent vers la plage. Ils se bousculent et rient tout en courant. La lune et les étoiles éclairent les remous des vagues, faisant briller de mille feux la nuit, pour le plus grand plaisir du couple. Le reflet des cheveux dorés de la fille attire le regard du garçon et sa main s'y fourre pour la décoiffer. Premiers pas dans l'eau. Elle est tiède, une baignoire géante n'aurait pas meilleure température. Ils continuent de jouer et de se taquiner tandis qu'ils avancent et que leurs pas sont ralentis par l'eau. Arrivés à bonne distance, ils se lancent un défi et se mettent à nager droit devant eux.

Le jour se lève, à l'horizon. Ils parlent et s'amusent s'arroser en même temps qu'ils nagent. La fatigue ne se fait pas encore sentir.

Ils aperçoivent enfin la petite île. Ils savaient qu'elle était là et voulaient la rejoindre. D'un regard complice, ils se mettent à nager plus vite, à remuer les bras et les jambes avec plus de force.

Quelques minutes plus tard, couchés sur le sable, humides et soufflant, ils se tiennent par la main.

- Tu crois qu'il y a d'autres îles comme ça? Demande la jeune fille.

- J'sais pas. Peut-être, oui. Sinon les gens devraient s'ennuyer. Le garçon était ailleurs, en train de rêver tout en regardant les nuages apparaître doucement dans un ciel se bleutant tranquillement.

- Dis, tu sais combien de temps que ça fait qu'on est arrivé ici? La jeune fille semble ne pas vouloir se reposer, elle semble avoir des tas de questions à poser. Le garçon, quant à lui veut prendre son temps, en profiter, profiter de leur lien à tous les deux.

- Non, et j'm'en fiche pas mal en vérité. Si j'y pensais, ça voudrait dire qu'avec toi je vois le temps passer. Ce serait bien triste je pense. Non? Il tourne sa tête vers la jeune fille. Il espère qu'avec cette question elle comprendra où il veut en venir et cessera de lui poser des questions pour, elle aussi, profiter de ce début de journée idyllique.

Elle tourne la tête vers lui aussi et lui sourit.

- Tu ne sais pas non plus combien de fois tu es venu là alors?

Le sourire du jeune homme suffit à lui répondre. Il ferme les yeux et se laisse bercer par le bruit des vagues, profitant du petit vent doux qui lui caresse le corps. Il n'ouvre pas les yeux lorsque la main de sa compagne effleure sa peau, se promène sur son corps, traçant des sillons invisibles.

Il repense à la façon dont elle est apparue. Elle était en robe blanche, légère, prête à s'envoler au moindre courant d'air. Elle était belle et avait envie de profiter de la vie. Il l'avait accueillie dans sa cabane au bord de la mer avant de lui offrir une tasse de cacao fait maison. Ils avaient discuté durant des jours, pris le temps de se connaître, de se raconter leurs vies. Lui n'était pas très bavard en fait, mais il ne l'avait jamais vraiment été. Il préférait vivre au jour le jour et profiter de la vie telle qu'elle passait sous ses yeux.

Ils étaient ensemble depuis 3 mois, il le savait, mais l'aurait-il dit qu'elle aurait continué à le questionner. Alors il profitait. Se laissant aller au bonheur d'être avec cette fille superbe et aimable. Il se laissait aller aux caresses de plus en plus insistantes qui désormais étaient accompagnées de tendres baisers.

Le soir, ils retournèrent à la cabane, tous les deux heureux de la journée passée à s'aimer sur le bord de mer ou dans la mer, à regarder les nuages passer et à rêver. Ils auraient aimé vivre à l'époque de D’Artagnan, l'époque où les hommes portaient chapeau et épée pour aller au secours de belles femmes à robes splendides. Lui se voyait fier et héroïque, homme d'honneur et de cour. Elle se voyait femme de rêve, aux vastes robes toutes colorées et garnies de dentelles, à la mouche posée sur une poitrine qui ne mettrait pas tant de temps à pousser. Ils se seraient rencontrés dans un bal et y auraient dansé toute la nuit. Ils seraient partis dans les bois après avoir emprunté un fiacre pour y passer des heures à s'aimer avant qu'ils ne doivent se séparer à nouveau pour respecter leur emploi du temps respectif.

Ils discutaient encore lorsque la nuit tomba. Ils se préparèrent à manger, en entrecoupant leurs actions de baisers, de caresses furtives et de mots doux.

Lorsqu'ils se couchèrent dans la cabane, ils étaient heureux.

Le lendemain, ils décidèrent de jouer à cache-cache. Evidemment, ils agrémentèrent leurs règles de divers petits détails à même de leur donner envie de jouer.

Mais après une heure passée à attendre, la jeune fille commençait à s'inquiéter. Attendre encore ou partir? Elle décidait de rester quelques minutes encore sur place, pour voir s'il ne la guettait pas malgré tout. Toujours plus inquiète à mesure que les minutes s'écoulaient, elle sortit de sa cachette et appela son ami, son amour. Ses appels restaient sans réponses.

Elle fouillait les alentours lorsqu'elle prit conscience d'une chose affreuse. Elle n'avait pas revu la cabane lorsqu'elle était allée sur la plage. Courant sans prendre garde aux branches basses, elle arriva rapidement à l'endroit où elle avait dormi depuis quelques temps. Mais rien. Pas une trace de vie. Pas une trace. Rien.

Elle était désespérée. Cherchant en tout sens, sans parvenir à comprendre ce qui lui arrivait.

Après des heures de recherches, elle décidait de partir à la nage vers l'île. A mi-chemin, le ciel se couvrit, les nuages se firent gros et l'orage commença à gronder. La pluie se mit à tomber fort, les gouttes étaient froides. Le vent n'était plus doux, l'eau devenait plus agitée.

Elle se débattait et poussait de toutes ses forces avec ses bras et ses jambes.

C'est une adolescente épuisée et transie par le froid et la fatigue qui arriva sur l'île. Elle ne trouva pas son ami non plus.

L'orage ne cessait pas, il tonnait, la pluie trempait tout, faisant même des trous dans le sable à chaque goutte qui s'y écrasait. Elle dut se cacher, trouver un abri en attendant.

A l'hôpital, dans le bureau du médecin chef, le psychologue et le médecin accueillent les parents. La nouvelle qu'ils ont à annoncer est grave.

- Monsieur, madame. Nous vous avons demandé de venir, nous avons un gros problème avec votre enfant.

Le psychologue hoche la tête. Lorsque le médecin finit d'expliquer la raison de leur venue, le père est en colère et la mère sous le choc. Le psychologue prend le relais et tente de leur présenter la situation de façon claire et raisonnée. Mais les parents ne désire pas être clairs et raisonnés et demandent à voir leur fille.

Le psychologue se tourne vers le médecin. Ce dernier, à son tour, hoche la tête. Comme un automate, le psychologue guide les parents, le médecin fermant la marche.

Ils arrivent devant une pièce où se tiennent différents enfants, tous entre 10 et 15 ans. Des filles, des garçons, tous assis, debout ou couchés dans leur coin. Leur enfant est assis à une table, tassée dans sa chaise, le visage bloqué sur une expression de peur. En face d'elle, un garçon impassible est debout et regarde le mur.

Le médecin repousse gentiment quelques enfants avant d'arriver avec les parents et son collègue devant la jeune fille.

- Monsieur, madame, je ne comprends pas. Nous voudrions faire des tests, mais il semble ne faire aucun doute. Votre fille est enceinte.

- Mais... Comment une enfant dans son cas, que personne n'a jamais entendu parler ou n'a jamais vu bouger pourrait-elle être enceinte Bon Dieu! Vous pouvez me l'expliquer ça quand même! Ce n'est pas la Vierge! On tombe pas enceinte comme ça! Le père est énervé et sert ses poings. Les deux scientifiques le regardent, visiblement mal à l'aise.

- C'est pour ça que nous avons prévu de faire passer des tests à votre fille ainsi que deux gardiens de nuits. La mère le coupe. - Et vous aussi j'espère!

Le psychologue tente de rattraper la situation. Oui, tous les hommes présents à l'hôpital passeront le test. Nous tenons à éclaircir cette affaire au plus vite. Tournant la tête vers l'adolescente, il a un air vraiment désolé, il reprend un ton professionnel avant d'ajouter. Par contre, est-ce que vous l'aviez déjà vu avec cette expression sur le visage?

- Non, jamais. Peut-être qu'elle a conscience de ce qui lui est arrivé? Le père reprend son calme, mais garde les poings serrés et les yeux rivés sur sa fille.

Nous ne savons pas. Mais Dieu que nous aimerions discuter avec elle, comprendre comment ça lui est arrivé.

Pendant ce temps, une nouvelle fille arrive au centre. Elle aussi, dans le même état. Renfermés dans leurs mondes ces enfants n'ont jamais réussi à communiquer avec le monde extérieur. Nul n'est jamais parvenu à décoder leurs pensées, leurs émotions. Parfois ils bougent, parfois ils changent d'expression, parfois même ils émettent un son. Mais tout le reste du temps, il ne se passe rien, atrocement rien. Le visage du jeune à côté des adultes qui discutent au sujet de leur fille se fait souriant, légèrement souriant.

Dans le bureau du directeur de l'hôpital, un dossier le tracasse. Malgré différents tests passés au sein du personnel, personne n'arrive à comprendre comment les trois dernières jeunes filles arrivées au cours des 10 derniers mois ont pu tomber enceinte...

Sur une plage, un adolescent accueille la nouvelle arrivante.

- Salut! Ça te dirait un cacao fait maison?

Posté par Lesendar à 08:18 - Catégorie: Jouir sous la contrainte
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vendredi 1 février 2008

Thème de février 2008

Nouvelle année, nouvelle "saison" de l'atelier avec pour se chauffer un petit thème large et sympa de Lesendar:

Voyage imaginaire

Bonne inspiration!

Pour rappel, voici quelques indications:

- Si vous voulez commenter ce thème (et le maudire) ou en proposer un pour les fois suivantes, n'hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de ce message.

- Un texte, par contre, méritera un message indépendant (afin de permettre de poster des commentaires spécifiquement sur ce texte). Autant que possible ne poster que le texte nu, si vous voulez ajouter une remarque concernant votre texte, postez la en commentaire.

- Tous les auteurs sont les bienvenus.

- Idéalement, le texte devra rester court, la lecture sur écran n'étant pas agréable à la longue. On évitera également les gros pavés de texte, sans saut de ligne...

- Idéalement, le texte devrait avoir été écrit spécifiquement pour cet atelier (je rappelle également qu'il y a une catégorie "Et pour quelques textes de plus" pour les textes hors thème mensuel).

- Pas de langage SMS, ni dans les textes, ni dans les commentaires...

- Et vous avez jusqu'au vendredi 29 février 2008, minuit, pour poster un texte :)

- On ne gagne rien, à part des commentaires et des critiques.

Posté par Khelren à 00:01 - Catégorie: Jouir sous la contrainte
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