mardi 18 mars 2008
Nunzéo et Philippe
L'un est un gros con
et l'autre, moins gros
mais tout aussi con.
Philippe, Nunzéo,
Nunzéo, Philippe.
Notices biographiques :
Nunzéo A. anime une revue online qui se veut tendance, dont le nom en latin (au moins c'est pas en anglais) rime avec "Fuck You." Il vénère Sollers et Guy Debord, et a une bedaine naissante. Il se flatte d'être le seul dans l'hexagone à apprécier Bach à sa juste valeur. Il pue des pieds, même quand il n'enlève pas ses chaussures. Un de ses potes, publié chez Gallimard (par Sollers), lui fait oublier parfois que lui-même n'a aucun talent. Donc, un joueur de foot raté qui se prend pour un écrivain. Quel triste destin.
Philippe L., employé au Gaz-de-France, est un pauvre minable avec un salaire de 30.000 euros, ce qui lui donne l'impression d'être quelqu'un d'important et il va jusqu'à se croire riche et se la joue devant des gens qu'il croit moins "riche" que lui. Il se vante de changer de voiture tous les deux ans et se croit cultivé, parce qu'il emploie aisément des mots comme "aimante" et "venir avec sa bite et son couteau" (eh oui). Mon cher Philippe, sache que tu fais partie du camp des médiocres. Bonne chance. Amuse-toi bien avec Nunzéo dans Sarkoland.
Le bloc d'alimentation, ou La chanson du raciste
Quand le bloc d'alimentation tombe en panne,
peut-on compter sur le chinetoque du coin
de venir le reparer ?
La question qu'il faut se poser
c'est de savoir si le chinetoque,
une fois arrivé chez toi
saura ce que c'est qu'un bloc d'alimentation.
Même si par miracle il parle français,
et sait baragouiner quelques mots,
même si par hasard il n'ignore pas
cette belle langue de Molière,
il est douteux qu'il connaisse le bloc d'alimentation,
or il s'agit là d'un grand mot, un mot technique,
et il y a peu de chances
qu'un chinetoque venu chez toi
pour reparer ton ordi le connaisse.
Alors il faudra le lui apprendre, à ton chinetoque
en lui disant, toc toc, voici un nouveau mot
apprends-le bien, mon gars, prends-en de la graine,
pour qu'on n'ait pas à te l'apprendre la prochaine fois.
vendredi 29 février 2008
Thème et version
I.
A bean is a bean,
just as long as a bean's
only been where a bean ought to go.
But when it has been
in the soup for too long,
it's clearly a has-bean, ho ho.
II.
Un chinetoque est un toqué,
tant qu'il n'a pas trinqué
tant qu'il n'a pas dit, tchin-tchin.
Mais si sa toque est égarée
sa toque fabriquée en chine,
on sait tous que c'est un niaquoué.
lundi 14 mai 2007
Ou Comment perdre tous ses amis d'un seul coup de maître
Faire venir des amis de longue date, qui se connaissent tous, dont les uns ont fréquenté les autres au fil des ans, les faire s'asseoir sur des chaises en bakélite de chez Ikea rangées de part et d'autre d'une grande pièce au décor minimaliste (la salle de séjour, par exemple, mais un studio à moitié vide fera tout aussi bien l'affaire). Leur donner des verres remplis d'un alcool fort (à au moins 40 degrés si possible) et mettre un peu de musique (on s'en fout, du moment que c'est pas un tube de R&B pourri) histoire de rajouter un peu d'ambiance. Consulter sa montre. Commencer à leur parler du passé, de leur années de lycée, de leurs parents, de leurs camarades de classe qui n'étaient pas foutus de leur donner le bénéfice du doute, de leurs profs de fac qui leur avaient mis 8 quand ils méritaient mieux (au moins 10 à la rigueur, voyons), de leurs chiens qui ont fini tous par fuguer, de leurs cousins qui leur tapaient dessus à la moindre occasion avec une matraque empruntée à feu Sarkozy, de leurs frères et soeurs qui leur avaient pourri la vie avant de partir vivre dans la capitale ou à l'étranger (Londres, les Etats-Unis, Mumbai, etc.). Quand ils sont tous sur le point de péter un câble, se mettre à leur parler d'eux, de leurs amitiés, de leurs amours, de leurs déboires amoureuses, de leurs malentendus à la con, de leurs embuscades, leurs coups-de-main, leurs duels au pistolet, de leurs lectures erronées de Guy Debord, de leurs bagarres, règlements de comptes, croisades, baisades, orgies, coucheries, entre autres. Au bout de deux heures, entreprendre de distribuer des fusils à pompes et des cocktails molotov et des grenades lacrymogènes, de façon à ce qu'ils aient tous au moins cinq ou six armes chacun. Eteindre la lumière. Appeler les flics. Prévoir de trouver un nouveau logement sous un faux nom d'ici là.
deux poèmes
Le stimulant y fait défaut
Un circuit fermé
une mémoire saignée à blanc
une séance de spiritisme pour les vaisseaux sanguins
un gond liquide :
les demi-teintes d'un scénario rêvé
dévisagé par un seul visage
le jour lui-même davantage défiguré
par ces traces d'arômes
qui parviennent à s'immiscer dans les sèves végétales
et à demander à un visage sentant la jacinthe :
comment peut-il émaner de toi une si forte odeur ?
un objet dans une morgue : un organe.
Spirales
Une structure éclairée de soleil, immaculée
bel assemblage d'objets
trottoirs gris poli en béton
grands murs de plâtre coloré
aluminium verni et monceaux de lumière
échelles de bibliothèque, catalogues raisonnés, piscine en tuile
chambres et pièces, dont une crémeuse, chaude
et dans le berceau : des serpents et des verres.
jeudi 10 mai 2007
siempre duele mi ánima...
Me ha dejado…
…Sola. Pasamos un momento divino. Una hora de amor puro, acariciándonos, la piel suave y el soplo cortado. Paseando sus besos en mi cuello, sobre mis senos y mi vientre, sus dedos en mis labios y la otra mano en mi muslo, mirándome siempre con sus ojos negros y tan bellos, con la mirada ardiendo de un deseo ardiente. Mi alma empezaba a quemar bajo sus besos y caricias y palabras cuchicheadas cuyo soplo se iba sobre mi piel. Él me miró con lágrimas y volqué en el placer suave que subía en mi cuerpo.
Pasó su mano sobre mi vientre y puso su cabeza sobre mi pecho, los ojos cerrados. Yo escuchaba su respiración calma, como si fuera adormeciéndose. Un momento de plenitud extraordinaria, íntima. Yo me dejaba deslizar hacia la tranquilidad del alma. Nuestros corazones latían en la misma gama. Abrió los ojos y al levantar la cabeza ví una lágrima correr sobre su mejilla. Acerqué mi boca y la lamé tiernamente.
Se levantó de golpe y se vistió con prisa, balcuceando algunas palabras incomprensibles, amor, mujer, falta, alma, deseo. Me miró una última vez antes de salir, dejándome desnuda en la cama. Quedé así, sorprendida, apoyada en el codo para mirarle salir. Fue en este instante que entendí que mi corazón sería siempre lleno de tristeza y de amor para él.
lundi 30 avril 2007
stèle en marbre
Etait-il
vrai, d’une vraie et rude vérité que la vie est en lunaire descente, que du
doigt, du moins, celui des plus graciles, celui-là même avec lequel que tu
enfiles les choses et les dires, que tu peux la toucher, enjouer même ses joues
versatiles, en faire le tour, lui chuchoter des promesses de roses fraîches et
bellement écloses et de cette même vérité, tu jureras, non comme on jure dans
le verglas du petit matin mais bel et bien au bord du solennel socle de
marbre ? Oui !, tu jureras que tu empliras ta vie qui t’était
gratuitement et gracieusement offerte, que tu la vivras pleinement, avidement
et sans oubli comme il en fût des charmants, des dédaigneux et des comme des
laisser-aller !.
Non !
Tu la vivras seule ou à ses côtés, tu la verras d’un œil lavé aux eaux vives,
tu l’écriras d’une langue souple et avec des mots si languides que ton propre
cœur en chavirera.
Et aussi,
tu t’enfileras les plus longs chemins car ainsi, en as-tu décidé. Et même si tu
n’as pas encore que six pieds, six pommes et que ce beau marbre ne restera que
pour toi poreuse froideur, tu te dis, avec des trois petits mots, des petites
phrases à trois francs six sous dénuées de virgule que c’est bien cela que tu
feras.
Et… amère
stèle sur laquelle tu te penches et tu découvre que les moments magiques jamais
ne désemplissent. Il faut cependant une fois encore la fleurir et s’en repartir
et vivre car promesse est promesse et parjure, on n’y tient pas. Alors, tu fais
crisser de tes petites bottines dessous les cailloux dessus la terre et tu t’en
vas vers les autres horizons. Tu va la vivre donc, celle dont on t’a encore
rien décrit et que tu couleras peut-être sur parchemin s’il le faut afin que
les amours viennent enfin, que les amants ne s’enlacent, que les enfances ne se
découvrent, que la vie enfin ne s’entrelace et que finisse ce beau jour au bout
de ce parterre au goût d’infini.
lundi 23 avril 2007
Simple esquisse
Comme un ciel que l’on devine
sous la simple esquisse
des mots que l’on charge de sens
mais qui n’en pas moins
comme écho,
le ressenti d’un autre,
éternellement autre.
Y a-t-il des forces
indociles et néanmoins
bien en nous présentent ?
Aspirons-nous toujours
aux mêmes cieux,
aux mêmes essences ?
Nos paysages intérieurs
dans toutes leurs pleines signifiances,
auront-ils toujours pleine consistance ?
J'attends le jour où
nos attentes enfin
dans un même sceau
se conjugueront-
Mais je suis là aux croisées –
Impénitent dans mes chimères
et mes délétères croyances-
19 avril
lundi 16 avril 2007
Requiem pour un con
Il s'appelle Philippe
il est venu avec sa bite
il est venu avec son couteau
(comme dixit Rimbaud)
avec son gros chapeau
avec son gros manteau
avec sa grosse auto
il en change tous les deux ans
comme tout bon mondain
digne de ce nom
fier d'avoir vendu son âme
au diable et à l'ENC
c'est le culte de l'argent
pour monsieur le globe-trotteur
c'est le TGV Paris-London
où se la pètent les gros pontes
où se la jouent les Patrick Bateman
c'est pourquoi il parle si lentement
car il pense tout le temps à l'argent
au beau monde et à l'emploi du temps
c'est pourquoi il est si condescendant
car il plaint les pauvres gens heureux
qui n'ont pas autant d'argent
qui sont tellement cons
qui s'en foutent complètement...
de lui.
lundi 9 avril 2007
adieu
je m'en vais je vous quitte. je n'ai que faire ici. je dois sortir de sa vie. de la votre aussi. toutes les larmes versées n'y ont rien fait. je m'en vais je vous quitte. un bref adieu pour ne pas me retourner et ne pas pleurer. je m'en vais je vous quitte. il n'y a de bonheur que pour ceux qui savent l'accueillir. je n'ai pas su alors adieu. je m'en vais je vous quitte. ne pleurez pas mon départ. mais riez. riez et vivez comme lors de ma venue. je n'ai fait que passer. je m'en vais je vous quitte.


